Justine Zanna Bellegarde, lauréate du Trophée excellencia 2014

Justine Zanna-Bellegarde, lauréate du prix excellencia Etudiante 2014

Publiée le 24 avril 2015 dans Édition 2015


 

 

 

Justine Zanna-Bellegarde a 19 ans quand elle décide de concourir pour le Trophée excellencia. Parisienne de naissance, elle étudie au Lycée des Franc-Bourgeois, dans le 4ème arrondissement, jusqu’à son baccalauréat puis effectue à Lille une année de classe préparatoire Lettres et Sciences sociales (Hypokhâgne BL). En septembre 2014, elle remporte le prix « Coup de cœur du jury » dans la catégorie Etudiante Scientifique, ce qui lui permet de financer sa première année d’études à l’EPITA. Justine nous donne de ses nouvelles, quelques mois après sa rentrée à l’EPITA.

 

Femmes du Numérique : Quel souvenir gardez-vous de la soirée excellencia 4 mois après ?

Justine Zanna-Bellegarde : Je me souviens bien de la soirée excellencia, même si cela m’a paru très irréel à l’époque. Je trouvais très impressionnant tout ce rassemblement de personnalités et de professionnels, réunis pour nous donner les récompenses. C’est à ce moment que j’ai mesuré l’ampleur et les conséquences du Trophée sur ma vie.

 

FDN : Qu’est-ce que le prix Excellencia vous a apporté ?

Justine Zanna-Bellegarde : Depuis ces 4 mois, j’ai participé aux journées portes-ouvertes de l’EPITA et j’ai rencontré des épitéennes de cycle ingénieur ainsi que des anciennes de l’école. J’ai représenté l’EPITA lors du salon du Happy Happening dédié aux femmes. Enfin, j’ai participé au projet photographique d’Olivier Ezratty et de Marie-Anne Magnac : « Quelques femmes du numériques ! », dans lequel mon portrait figure. Le Trophée excellencia m’a donc permis de faire de belles rencontres et d’éclairer mon avenir scolaire et professionnel !

 

FDN : Quelles réussites ou difficultés avez-vous traversées ?

Justine Zanna-Bellegarde : De par mon parcours scolaire littéraire, j’ai rencontré plus de difficultés que les autres lauréates. Même disposant d’une certaine capacité de travail, j’ai pris conscience au premier semestre que j’aurais beaucoup de lacunes à combler en physique, mathématiques et programmation. Ayant fait une terminale ES, je n’ai pas fait de physique depuis 3 ans et mon niveau de mathématiques reste moyen même s’il est en passe de se consolider. Je n’avais pas non plus fait de programmation avant de venir à l’EPITA, et même si ce n’est pas un prérequis absolu, le manque d’expérience peut ralentir la progression. Pour résumer, je savais que j’aurai des défis à relever. Cependant, je pense qu’aucune difficulté scolaire n’est réellement insurmontable et je pense avoir validé tous mes modules en fin de ce semestre, ce que je considère comme une réussite.

 

FDN : Quelles sont vos prochaines étapes jusqu’au printemps ?

Justine Zanna-Bellegarde : Je souhaite rechercher de nouveaux projets tels que celui de QFDN. Je compte suivre de près l’évolution du Trophée excellencia 2015, afin d’accompagner les prochaines candidates au Trophée. L’année scolaire étant rythmée par les examens et les soutenances de projet, mes prochaines étapes sont celles des contrôles et partiels du deuxième semestre.

 

FDN : Le Trophée excellencia 2015 est en cours de préparation, quel message avez-vous envie de donner aux futures candidates étudiantes ?

Justine Zanna-Bellegarde : Je leur dit que leur dossier scolaire témoigne de leur capacité de travail mais c’est surtout leur motivation qui décidera de leur nomination par le jury du Trophée excellencia. J’ai reçu le coup de cœur du jury excellencia en 2014 en raison de ma détermination et de mon culot, au vu de mon parcours. Je leur conseille donc d’être naturelles et de mettre en valeur leurs qualités et leurs motivations dans leur dossier. Le Trophée excellencia encourage et récompense les étudiantes qui ont envie de faire carrière dans le Numérique.

 

FDN : Qu’est-ce que cela change de faire partie d’une minorité d’étudiantes dans une classe de garçons ?

Justine Zanna-Bellegarde : C’est l’inverse de ma classe de prépa littéraire… Je me suis vite habituée à l’environnement masculin. Je me sens parfaitement intégrée et je ne vis aucune discrimination.

 

Interview réalisée par Jenny Augias, membre du bureau des Femmes du Numérique et fondatrice du cabinet Prairial, spécialisé dans l’accompagnement de la performance et le développement des talents des managers du Numérique (coaching, codéveloppement, formation).