Sandrine |
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| « Son équipe déploie les offres Internet+Téléphone+TV sur ADSL » (*) |
Sandrine dirige une équipe d'experts en ingénierie qui couvre l'ensemble des domaines techniques du réseau d'accès fixe d'un opérateur télécoms : la transmission, la commutation, XDSL, la gestion de l'énergie, etc. La mission principale de son équipe est de piloter les évolutions du réseau dans leur région afin d'être en mesure de proposer leurs nouvelles offres à leurs clients, et d'assurer une qualité de service supérieure à celle des concurrents. Son équipe est responsable des évolutions de réseau permettant de supporter : - les produits Internet haut débit et « triple play » (voix + Internet + TV sur ADSL) pour les particuliers - des produits très haut débit pour les entreprises et les opérateurs mobiles - les offres de dégroupage et d'interconnexion pour les autres opérateurs de réseaux. Cette équipe pilote les projets de bout en bout : depuis la planification en collaboration avec le marketing, jusqu'au suivi de production avec les intervenants sur le terrain. Sandrine est également responsable du budget d'investissement associé, qui s'est élevé en 2006 à plus de 5 millions d'euros.
Avant de prendre la direction de cette équipe, Sandrine a été responsable d'un projet de mobilité concernant les 3000 techniciens intervenant sur le réseau du même fournisseur en télécoms. L'objectif de ce projet était d'améliorer les processus de production et de maintenance en utilisant les derniers progrès des réseaux mobiles, et en particulier de la possibilité de connecter un PC au réseau interne de l'entreprise via le réseau mobile de façon sécurisée.
Sandrine a été placée à la tête non seulement des développements informatiques à réaliser, mais aussi du reste du projet comprenant la description des nouveaux processus, la construction des formations, la gestion du changement, le cadrage juridique et la gestion des ressources humaines du projet, le déploiement national et de la coordination de 30 chefs de projet régionaux. Sandrine n'est âgée que de 28 ans.
Sandrine « savait » que le métier d'ingénieur lui permettrait de trouver assez facilement un travail, bien rémunéré, avec des possibilités d'évolution vers des postes de direction. De surcroît, compte tenu de la multiplicité des fonctions et des domaines d'emploi des ingénieurs, Sandrine pensait qu'elle y trouverait forcément sa place.
Sa formation :
INSA de Lyon, DEA de Sciences Humaines
Ce qu'elle dit d'elle :
« Avoir construit et mené à bien un projet de cette dimension, et aussi novateur, a été pour moi une grande fierté et un vrai bonheur professionnel. La réalisation personnelle dont je suis la plus fière est la série de concerts que j'ai donnée lorsque j'étais étudiante à l'INSA. Mon parcours dément la plupart des stéréotypes caricaturant les métiers de l'ingénieur. Ce parcours illustre bien la possibilité pour les jeunes femmes de réussir et de s'épanouir dans les métiers high-tech. »
« Je n'ai pas toujours su que je voulais devenir ingénieur. J'ai même questionné ma vocation quasiment jusqu'au jour où j'ai commencé à travailler. Mais j'ai essayé de construire un parcours original qui respectait vraiment qui j'étais. Je suis la première surprise en constatant le chemin parcouru, 10 ans après mon bac : un parcours riche, diversifié, et un métier passionnant à la clé. C'est bien plus que je n'imaginais. »
« J'ai consacré beaucoup de temps à mes collaborateurs, pour comprendre leurs fonctionnements, leurs besoins, les spécificités de leurs domaines et de leurs savoir faire. J'ai voulu connaître leurs envies, de leurs craintes, leurs points de vue sur les évolutions en cours. Ensuite j'ai progressivement construit ma vision de l'équipe, et le chemin par lequel je souhaitais que nous y arrivions. J'ai essayé de leur laisser des espaces libres pour qu'ils puissent s'investir dans cette construction eux-mêmes. Et je m'échine à renforcer le lien entre eux partout où il n'est pas encore assez solide. »
« Ma mère venait d'un milieu plus aisé, mais ses parents l'ont empêchée de faire les études de médecine qui la passionnaient. Ils ont jugé qu'une femme en savait toujours assez pour pouvoir se marier honnêtement et élever ses enfants, et ont privilégié les études de ses frères. Elle a veillé à ce que je ne subisse pas la même injustice. C'est donc peu de dire que mes parents ont encouragé mon orientation professionnelle vers les domaines scientifiques.»
Ses passions :
Sandrine joue du piano depuis l'âge de 6 ans, et elle a obtenu un premier prix de conservatoire en même temps qu'une mention très bien au Bac. Elle a alors intégré la section musique-études de son école d'ingénieur à Lyon, qui lui a permis de continuer à pratiquer la musique à haut niveau tout en menant à bien ses études d'ingénieur
Avec les autres élèves de cette section, elle a organisé des tournées de concerts dont un, en Corée du Sud qui reste son plus beau souvenir. Il s'agissait d'un projet très ambitieux, d'abord de par l'éloignement géographique et culturel avec la Corée, et ensuite par le choix du programme musical, qui contenait des pièces pour 2 pianos particulièrement difficiles. Arrivée sur place, des affiches bleues blanches rouges avec leurs photos tapissaient les rues, et elle a commencée à prendre conscience de l'aventure dans laquelle ils étaient engagés ! Lorsque le rideau est tombé sur les applaudissements de la salle, Sandrine a compris non seulement qu'ils avaient réussis leur pari un peu fou, mais aussi qu'elle avait atteint un but qu'elle poursuivait depuis des années. Après 15 ans de travail acharné, Sandrine réalisait un rêve de petite fille.
(*)L'anonymat des finalistes est volontairement préservé. Leur identité et le nom de leur entreprise ou organisme ne seront révélés que lors de la cérémonie de remise du Prix Excellencia 2007.
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