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Focus sur ESIEA, notre partenaire

Publiée le 31 mai 2016 dans Actualités,Edition 2016


Pouvez-vous nous présenter votre établissement ? Quelle est sa spécialité et quelles sont ses spécificités? Quel est votre rôle au sein de cette structure ? 

 

Fondée en 1958, l’ESIEA est une école d’ingénieurs en Sciences et technologies du numérique présente sur deux campus, à Paris et Laval. Membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE), elle délivre un diplôme d’ingénieur (grade Master Bac+5) habilité par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) et compte plus de 1 000 étudiants.

 

L’ESIEA forme des ingénieur(e)s adaptables à leur environnement technique et humain et aux exigences des différents secteurs d’activité. Son enseignement modulaire s’appuie sur une pédagogie active, la conduite de projets personnels, la formation humaine et la Recherche. Cette dernière s’organise autour de deux axes thématiques transversaux Paris/Laval : Confiance Numérique et Sécurité (CNS) et Interactions Numériques, Santé et Handicap (INSH) ; et d’un Exploratoire alliant Art et Recherche Numérique (ARNUM).

 

L’ESIEA est administrée bénévolement sous forme associative par ses 7 200 anciens élèves et bénéficie du label EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général). La totalité des ressources de l’école est réinvestie dans les enseignements et la Recherche.

 

Je suis en charge du campus de Paris mais j’ai à cœur de valoriser les débouchés et opportunités du numérique pour l’ensemble des étudiantes du Groupe et au-delà même de nos écoles.

 

 

Expliquez-nous les tenants et aboutissants de la formation que vous proposez dans le cadre du Trophée excellencia 2016 ? Quels sont les débouchés possibles après ce diplôme ?

 

Aujourd’hui le numérique est partout, il révolutionne notre quotidien et c’est le premier facteur de croissance des entreprises. La formation de l’école ouvre assez logiquement à tous les secteurs d’activités.

Après un solide socle scientifique généraliste et des enseignements en informatique et électronique qui débutent dès la première année les étudiants choisissent en 2ème année du cycle ingénieur l’une de nos filières : les systèmes d’information ou les systèmes embarqués.

 

 

En dernière année l’une de nos majeures et mineures sur des sujets tels que ; le big data, la sécurité informatique, les systèmes d’information, le cloud computing, la réalité virtuelle, les objets connectés, la robotique, le numérique appliqué au domaine de la santé à la banque, à la finance ou aux villes intelligentes par exemple (smart cities). 96% des étudiants trouvent un emploi en CDI avant même d’être diplômé. Le numérique recrute énormément et les ingénieurs ESIEA sont reconnus tant pour leurs qualités scientifiques et techniques que pour leurs aptitudes personnelles et leurs compétences en gestion de projet et d’équipe.

 

 

Selon vous, mettre les étudiantes à l’honneur est-il une étape nécessaire à l’évolution du secteur numérique et plus largement à l’entrepreneuriat ?

 

Je crois beaucoup à la valeur de l’exemple et il est bon dans un univers qui reste assez masculin de mettre en avant des jeunes femmes qui réussissent et s’épanouissent en école d’ingénieurs. « Tu seras ingénieure ! » Cette phrase, trop peu de jeunes filles l’ont entendue dans leur enfance. La faute à une éducation encore très « cloisonnée » par genre, dans une société où nous sommes orientés, voire formatés, dès notre plus jeune âge.

 

 

Le même clivage garçons/filles persiste dans l’enseignement supérieur, bien après le lycée. Comment s’étonner alors de ne trouver que 20% de jeunes femmes (dans le meilleur des cas) dans les écoles d’ingénieurs du numérique ? Cette faible proportion peut pourtant être considérée comme un atout pour les jeunes femmes qui sont attirées par ces filières. Le secteur recrute énormément, les entreprises leur tendent les bras, les garçons les « chouchoutent » pendant leurs études, elles ont toutes les qualités humaines et scientifiques pour réussir pleinement.

 

A mon sens, elles ne doivent plus hésiter et prendre désormais toute leur place dans cette révolution numérique en cours. Donc toutes les occasions de montrer des jeunes filles qui étudient dans nos écoles, de dire qu’elles y sont bien, d’expliquer ce qu’elles y font, de parler des carrières qui s’offrent à elles et de leur intérêt, toutes ces occasions de mettre en valeur des jeunes filles sont bonnes à prendre. Elles ont un effet miroir sur des lycéennes et collégiennes à la recherche de leur voie, et qui n’auraient pas imaginé s’orienter vers le secteur du numérique.

 

 

Comment sensibilisez-vous vos étudiants et vos étudiantes à l’importance du numérique pour la transformation du monde économique dans leur formation ? et à l’égalité professionnelle ?

 

Les étudiants et étudiantes sont sensibilisés à l’importance du numérique pour la transformation du monde qui les entoure grâce à des séries de conférences qui ponctuent leurs années d’études. Ainsi en 2ème année du cycle ingénieur les étudiants sont en immersion complète avec des entreprises, assistent à des conférences, participent à des ateliers et échangent avec les partenaires de l’école sur les sujets liés à l’actualité économique et technologique.

 

 

En dernière année une série de conférence vient introduire leur cursus et est ponctuée par un hackathon animé et sponsorisé par des entreprises partenaires. Très tôt dans le cursus, les étudiants étudient des textes liés à l’économie numérique, en fait analyse et synthèse puis présentation orale à leurs camarades. Cet exercice de sensibilisation à l’environnement économique est également fait dans les cours d’anglais.

 

Pour ce qui est de la sensibilisation à la problématique de la mixité et de l’égalité dans notre secteur, nous faisons également un gros effort dans ce domaine. Ainsi, lors des tables-rondes, séminaires ou ateliers, nous veillons à ce qu’il y ait le plus d’intervenantes possibles. Sur le campus les étudiant-e-s sont immédiatement interpellés par l’équipe pédagogique ou administrative lorsqu’ils adoptent des comportements stéréotypés.

 

Enfin, nous avons créé une association, ELLES@ESIEA, qui vise, grâce à un programme de mentoring et une série de tables-rondes, à préparer les jeunes filles à leur entrée sur le marché du travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fatiha GAS Directrice ESIEA Paris Trophée excellencia

 Directrice

ESIEA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi être jury du Trophée Excellencia ? 

Quels types de talents recherchez-vous ?

 

Fatiha Gas : 

 

Pas de distinction que ce soit un homme ou une femme… On cherche des têtes bien faites, des étudiants qui manifestent une appétence pour les sciences et technologies
du numérique, des jeunes qui ont envie de construire le monde de demain. L’avenir c’est eux et nous les aidons à grandir, à se former et à croire en eux.