Trophée excellencia 2016

Focus sur Véronique di Benedetto et Christian Colmant, organisateurs du Trophée excellencia 2016

Publiée le 3 mai 2016 dans Edition 2016


V. di Benedetto, co-organisatrice du Trophée excellencia
 
Christian Colmant, co-organisateur du Trophée excellencia 2016

 

Quelle est la finalité de l’édition 2016 du Trophée excellencia ?

 

 

Véronique di Benedetto : L’édition 2016 prend une nouvelle forme et évolue pour s’intégrer dans la journée « Day Click » du 18 octobre 2016, organisée dans le cadre de Talents du Numérique.

 

Cette intégration lui donnera une visibilité plus grande, lors d’une journée complète qui permettra de découvrir la variété de nos métiers, les entreprises du numérique et tous les talents de cet écosystème.

Cette édition se focalisera particulièrement sur l’importance pour les jeunes femmes de rejoindre nos métiers, porteurs de nombreuses opportunités. Les entreprises recherchent des talents, les femmes doivent en faire partie !

Le Trophée excellencia récompensera donc des jeunes filles motivées pour suivre des formations d’ingénieurs du numérique. Elles se verront offrir leurs études dans des écoles ou universités prestigieuses, publiques ou privées.

 

Christian Colmant : L’objectif principal du Trophée excellencia est de développer l’attractivité des formations supérieures du numérique auprès lycéennes qui sont dans les filières scientifiques afin de leur montrer qu’il y a des métiers pour elles dans le secteur du numérique.

 

 

Qu’attendez-vous des candidates pour cette nouvelle édition ? Les profils évoluent-ils au fil des éditions ?

 

 

Véronique di Benedetto : J’attends qu’elles soient nombreuses et déterminées pour postuler et rejoindre ces formations et qu’elles prennent conscience que les usages du numérique sont multiples et les concernent très directement.

 

Demain, tous les jeunes devront posséder des expertises numériques pour répondre à toutes les demandes dans cette transformation de l’économie.

 

Nous espérons donc que le taux de féminisation dans ces formations, globalement inférieur à 20 %, progressera au fil des années.

Les profils et les parcours des candidates des éditions précédentes sont très divers, ce qui me rend tout à fait confiante quant à la capacité du plus grand nombre de rejoindre ces formations.

 

 

Christian Colmant : En tant qu’association représentative du monde étudiant, il est de notre devoir de montrer l’exemple en terme de mixité et d’évolution des mentalités. Pour mener à bien cette mission, nous comptons sur l’implication des candidates dans ce Trophée. Ces dernières éditions ont été marquées par la créativité et la personnalité atypique des candidates. Autant de qualités indispensables à mettre en exergue dans le monde du numérique.

 

 

D’un point de vue prospectif, quels sont les trois métiers qui seront les plus demandés d’ici cinq ans ?

 

 

Christian Colmant : Selon les études actuelles, les trois profils les plus recherchés sont :

 

1°) les Data-analystes, métiers qui demandent de fortes compétences en mathématiques, statistiques et traitement numérique des masses de données

 

2°) Les métiers de la sécurité informatique, qui offrent de larges possibilités depuis la protection des systèmes jusqu’aux processus globaux de sécurité numérique des entreprises.

 

3° La géomatique, qui allie des compétences sur les données géographiques numériques et de traitement de ces données.

 

Ce troisième domaine manque aujourd’hui cruellement de formations pour répondre aux besoins alors que les deux précédents ont des offres de formations variées. Pour chacun de ces domaines, la rareté des compétences a pour conséquence une rémunération élevée mais aussi des exigences en termes de niveau de formation.

 

 

 

Quelles sont les principales attentes des entreprises lorsqu’elles recrutent un futur salarié?

 

 

Véronique di Benedetto : Aujourd’hui nous faisons face à des difficultés de recrutement sur certains profils (concepteur, chef de projet, développeur, data scientist).

 

Nous recherchons non seulement des compétences techniques mais également une capacité à comprendre les besoins business pour être plus pertinent. Les solutions digitales nécessitent la faculté de travailler en équipe, avec des méthodes agiles, et d’avoir une vue claire des enjeux métiers. De manière générale, les doubles voire triples compétences, webmarketing, gestion de projets et technologie, sont très appréciées.

 

Nous recherchons non seulement des compétences techniques mais également une capacité à comprendre les besoins business pour être plus pertinent. Les solutions digitales nécessitent la faculté de travailler en équipe, avec des méthodes agiles, et d’avoir une vue claire des enjeux métiers. De manière générale, les doubles voire triples compétences, webmarketing, gestion de projets et technologie, sont très appréciées.

 

 

Quels sont les actions à mettre en place pour que les étudiantes appréhendent mieux le monde du travail à l’heure de la transformation digitale ?

 

 

Christian Colmant : Il est important que les établissements de formations effectuent, comme les entreprises, leur transformation numérique avec un vrai programme d’accompagnement du changement de tous les corps de métiers impliqués : direction, professeurs, administratifs…

Ceux qui ne l’auront pas fait d’ici 4 à 5 ans prennent le risque de disparaître car ils ne seront plus attractifs pour la génération.

 

 

 

 

Vous êtes une femme qui travaille dans le numérique, à ce titre, avez-vous un message à faire passer aux candidates ?

 

 

Véronique di Benedetto : N’hésitez pas à vous renseigner bien en amont sur les formations liées au numérique et à l’ensemble des débouchés possibles. Les usages sont si nombreux que vous trouverez certainement des métiers et des formations qui vous correspondent. Soyez curieuses et sans préjugés, car nombreuses sont celles qui ont réussi avant vous, et exercent aujourd’hui des métiers passionnants.

Vous pouvez par exemple participer à des forums ou à des événements pour rencontrer des professionnelles et des créatrices d’entreprises. Une fois votre décision prise, inscrivez-vous au Trophée excellencia et montrez-nous votre motivation.

Vous avez toutes vos chances : les écoles et universités partenaires prennent en charge les formations de 10 étudiantes. En outre si vous gagnez, vous serez visible (de l’écosystème et des recruteurs) et reconnue.

 

 

Avez-vous un petit conseil pour les étudiantes qui sont encore indécises quant à leur orientation ?

 

 

 

Véronique di Benedetto : Regardez autour de vous, tout est numérique et le deviendra de plus en plus.

Souhaitez-vous être juste des consommatrices ou également les créatrices des nouveaux usages numériques de demain ?Vous devez prendre part activement à la transformation numérique des entreprises et de l’économie en générale.

Contribuez, formez-vous pour être aussi aux manettes des changements du monde.

La technologie et le business seront de plus en plus indissociables.

 

Christian Colmant : Si vous cherchez un métier où il y a de l’emploi rémunérateur, qui permet de travailler en équipe pluridisciplinaires avec les métiers du monde alors choisissez le numérique car le numérique est et sera partout dans notre vie, nos entreprises, nos institutions… pour encore très longtemps.