Véronique di Benedetto, co-organisatrice du Trophée excellencia 2015

FOCUS sur Véronique di Benedetto, co-organisatrice du Trophée excellencia 2015

Publiée le 24 septembre 2015 dans Édition 2015,Jury,Jury 2016


 

 

 

 

 

Véronique di Benedetto, directrice déléguée chez Econocom France et membre du conseil dadministration de Syntec Numérique.

 

 

J’ai lancé le Trophée excellencia il y a deux ans au sein de la commission Femmes du Numérique. Elle est née du constat qu’il y a trop peu de femmes dans l’informatique et le numérique puisque nous avons à peu près 27% de femmes travaillant dans ces métiers, sachant que si nous enlevons les fonctions RH, juridiques ou financières pour les sociétés numériques, nous tombons à moins de 20% de femmes. Comme le numérique et la numérisation de l’économie sont au centre des débats, il devient donc très important de faire croître la vocation des jeunes filles pour ce secteur, ce qui est notre premier objectif. Le deuxième objectif de Femmes du Numérique est de veiller à l’égalité professionnelle dans le secteur, que ce soit en termes de promotion, de salaire…

En 2013, nous avons réfléchi à un trophée qui récompenserait trois catégories : étudiantes ingénieures, femmes dans le numérique investies dans une cause humanitaire ou sociale, femme entrepreneure du numérique.

 

 

Trophée excellencia : Quels sont les messages que vous souhaitez faire passer avec le Trophée excellencia ?

 

Véronique di Benedetto : Le message clé du Trophée excellencia réside dans l’attractivité des métiers et la capacité d’entreprendre dans ce domaine . Pour un jeune il est assez difficile de s’orienter dans la vie professionnelle en connaissant parfaitement le métier que l’on souhaite exercer plus tard, tout en espérant choisir un métier qui offre les débouchés les plus ouverts possibles . Le métier d’ingénieur dans le numérique propose de nombreuses opportunités liées à l’immense transformation de la société par les usages avec l’arrivée des objets connectés, de la mobilité et de la numérisation de tous les métiers. Demain, tout le monde devra développer un double savoir faire avec une composante technologique et une composante business. Les jeunes filles qui choisiront de s’orienter vers une école d’ingénieur du numérique auront un boulevard devant elles pour faire aussi, par exemple, du marketing tout en ayant cette capacité à programmer et à gérer de la Data de façon appropriée pour le business .

Elles doivent être des actrices de cette transformation et ne pas passer à côté.

 


Troph
ée excellencia : Quattendez-vous des candidates pour cette nouvelle édition ? Les profils évoluent-ils au fil des éditions ?

 

Véronique di Benedetto : Nous avons été agréablement surpris cette année concernant notamment le nombre de candidates étudiantes, particulièrement sur l’EPITA qui participe au Trophée excellencia pour la deuxième édition. Sur la catégorie entrepreneure, nous avons reçu beaucoup de dossiers de qualité avec des projets techniques , des idées vraiment nouvelles et pas seulement dans l’usage du numérique mais aussi dans la conception soit d’objets soit de développements software . Ce type de dossiers nous a beaucoup intéressé. Dans la catégorie association, nous avons toujours autant de dossiers et c’est une catégorie où le choix de la lauréate est particulièrement difficile, car toutes les femmes qui postulent sont investies dans des causes plus belles les unes que les autres. Globalement, il y a une vraie montée en qualité des dossiers et un véritable engagement des femmes qui candidatent à ce trophée.

 

 

Trophée excellencia : Le prix étudiante a été étendu à 10 écoles cette année. Pourriez-vous nous dire pourquoi ?

 

Véronique di Benedetto : Plus il y a un spectre large d’écoles sensibilisées à cette problématique, plus il y aura de la communication autour des opportunités liées à ces formations, plus il y aura de jeunes filles qui chercheront à postuler pour ces écoles. Nous avons cette année des écoles en province, des écoles privées, des écoles publiques. Nous avons par conséquent cette année un choix plus large pour nos candidates et ce sont les écoles elles-mêmes, par le biais de l’association Pasc@line, qui se sont manifestées pour participer au Trophée excellencia. C’est donc bien venu d’une volonté commune.

 


Troph
ée excellencia : Comment se sont déroulées les jurys de sélection ? Le choix a-t-il été difficile ?

 

Véronique di Benedetto : Les jurys se sont réunis à diverses reprises. Ils se sont très bien passés avec des membres de Pasc@line, du Syntec Numérique, et les sponsors. Il y a eu beaucoup de discussions autour de certains cas mais il y a eu toujours une unanimité sur les nominées et sur les lauréates. Nous avons travaillé en grande transparence, avec équité, et toujours à l’unanimité pour les choix.