Nina Franchaisse - lauréate 2016 - EPITA

lauréate prix étudiante : nina franchaisse – EPITA

Publiée le 26 octobre 2016 dans Actualités,Edition 2016


Qu’est-ce qui vous a poussée à poser votre candidature au Trophée excellencia ? Quelles étaient vos motivations ? Comment en avez-vous entendu parler ?

 

Nina Franchaisse : Lors des journées portes ouvertes d’Epita du 19 mars, deux femmes m’ont parlé du Trophée excellencia. En rentrant, je suis allée me renseigner plus en détails sur ce concours qui offre aux gagnantes une bourse d’études d’une durée de 5 ans et de la visibilité dans le milieu de l’informatique (grâce aux rencontres lors de la remise de prix, le tournage d’une vidéo ou encore dans un article publié sur le site du Trophée excellencia). En somme, beaucoup de très bonnes raisons de déposer sa candidature !

 

 

Racontez-nous le moment où vous avez appris que vous étiez lauréate. Quelle a été votre réaction ? Qu’avez-vous ressenti ?

 

Nina Franchaisse : J’étais dans mon canapé en train de regarder ma série, pensant répondre à un appel pour un papier ou pour un quelconque chèque manquant pour mon inscription à Epita. Quand madame Bréchoire au bout du fil m’a dit qu’ils avaient une très bonne nouvelle à m’annoncer et qu’elle allait me passer le directeur de l’Epita, mon cerveau s’est « déconnecté », j’étais incapable d’entendre tout ce que l’on me disait, je n’arrivais pas à construire des réponses, seulement des « oui » et des « MERCI ».

Une fois avoir raccroché, je me suis laissé un temps pour réaliser ce qui venait de se passer, puis j’ai mis mon téléphone à charger au cas où on me rappellerait pour une autre chose et enfin j’ai mis de la musique et j’ai dansé dans ma chambre pour libérer toute ma joie !

 

Pour mes parents et moi c’était vraiment une grosse épine du pied qui s’est enlevée lorsque l’on a appris que j’avais gagné le concours et que les études étaient financées. C’est vraiment un plus de commencer l’année sans soucis financiers.

 

Madame Bréchoire m’a aussi parlé du tournage d’une vidéo et de la publication d’un interview, ce qui m’a un peu inquiétée quand toute l’émotion était à peu près redescendue. Je suis de nature assez timide mais je me suis dit que ce serait l’occasion de progresser en communication grâce au coaching !

 

 

 Vous intégrez une école d’ingénieurs prestigieuse, avec une spécialisation numérique. Qu’attendez-vous avec le plus d’impatience dans cette expérience? Selon vous, quel sera votre plus grand challenge cette année ?

 

 

Nina Franchaisse : Pendant ces 5 ans d’études dans une si grande école qu’est l’Epita je compte vraiment faire/apprendre/expérimenter le plus de choses possible dans le domaine du numérique.

 

Ce que j’attends avec le plus d’impatience c’est la découverte, que ce soit dans les connaissances ou les logiques de programmation (avec la nouvelle matière l’algorithmique), ou encore dans les projets et les stages.

 

Après le plus grand challenge sera peut-être d’allier tout ça, l’école, l’apprentissage, les travaux de groupe avec tout ce qui est vie personnelle. En effet, je n’ai encore jamais fait de lessive ni les courses moi-même donc je pense qu’il me faudra un temps d’adaptation. Pourquoi pas faire une case dans mon emploi du temps avec écrit « ménage », « courses » et lessive » pour que cela soit moins difficile dans les premiers temps !

 

 

Quel est votre projet professionnel? Comment envisagez-vous l’avenir ?

 

 

Nina Franchaisse : Pour l’instant je n’ai pas de projet professionnel strictement bien défini et je pense que c’est comme ça pour de nombreux nouveaux élèves. Je préfère attendre d’avoir fini (ou bien entamé) les deux années de prépa avant de réfléchir à ce que je voudrais faire plus précisément dans l’avenir. Grâce aux nombreuses nouvelles compétences que je vais découvrir, je pourrais aisément trouver un métier qui me correspond.

 

 

Si vous deviez créer une innovation numérique révolutionnaire, quelle serait-elle ? Pourquoi ?

 

 

Nina Franchaisse :  NAVI (navigation interface)

Les personnes non-voyantes ne peuvent sortir en ville seulement en étant accompagnées par un chien dressé ou une tierce personne. Grace au système de GPS et aux possibilités croissantes d’échanges de données de plus en plus rapides, on pourrait créer une oreillette de navigation pour les non-voyants qui leur permettrait de circuler de façon plus sure en ville. Ce système donnera des informations sur les éléments qui entourent la personne comme les passages piétons, les grands axes, les commerces, les feux…

 

 

Pour une personne dans la pleine capacité de son corps, les axes routiers sont sources de nombreux accidents encore aujourd’hui alors pour une personne non voyante c’est encore pire. Le programme dans l’oreillette pourrait être développé à l’aide d’un bouton et de commandes vocales pour dicter à l’utilisateur un itinéraire pour aller à un endroit précis de trottoir en trottoir en toute sécurité.

 

 

Retrouvez la vidéo présentant Nina Franchaisse