Les Américaines à l’honneur dans le high-tech

Publiée le 25 février 2014 dans Actualités,Édition 2014,Non classée


La Silicon Valley se féminise! Sur dix emplois créés depuis ces douze derniers mois aux États-Unis dans l’univers des nouvelles technologies, six d’entre eux ont été réservés à des femmes. Ce qui représente 36 000 postes sur 60 000 créés selon le Bureau américain des statistiques. Un véritable renversement de la tendance puisque habituellement, entre 70 et 80% des nouveaux emplois américains sont masculins.
Dans le domaine des nouvelles technologies, la parité est atteinte : elles sont 530 000 femmes à y travailler, sur le 1,082 million d’employés au total.

Un modèle pour la France, encore à la traîne dans ce secteur. Les femmes ne représentent que 27,4% des employés des logiciels et services informatiques, alors qu’elles forment pourtant un peu plus de 47% de la population active.
Cependant, le plafond de verre résiste, même aux États-Unis. Aux postes de décision, elles sont toujours aussi peu nombreuses. Si Marissa Mayer,PDG de Yahoo, est la cinquième femme américaine la plus puissante du monde des affaires; Virginia « Ginni » Rometty, DG et présidente d’IBM est la plus puissante businesswoman; et Sheryl Sandberg, numéro 2 de Facebook a gagné 26,2 millions de dollars en 2012, soit près de dix fois plus que son patron Mark Zuckerberg, les femmes sont encore rarement à la tête des entreprises high-tech.

En France, la commission Femmes du Numérique de Syntec Numérique œuvre à la promotion de l’égalité homme-femme dans ce secteur. Créée en juillet 2011, elle s’est fixée pour objectif de mettre en valeur l’attractivité de la profession et co-organise avec l’EPITA, le Trophée excellencia qui récompensera quatre femmes. Les lauréates seront soutenues et accompagnées dans leur projet. Les dossiers de candidatures peuvent être déposés jusqu’au 30 avril.