Nelly Rouyres, Vice- Présidente du groupe Léonard de Vinci

Focus sur l’ESILV, notre partenaire

Publiée le 15 mai 2015 dans Actualités,Édition 2015


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 Interview de Nelly ROUYRES, Vice- Présidente du groupe Léonard de Vinci 

 

Trophée excellencia : Pouvez-vous nous présenter votre établissement  ? 

 

Nelly ROUYRES : L’ESILV, Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci est une école d’ingénieurs généraliste dont le numérique est le fil directeur. Généraliste dans le sens où elle adresse des secteurs aussi différents que l’informatique, la mécanique/modélisation numérique, la finance quantitative et enfin les nouvelles énergies, et ce, toujours sous l’angle des technologies numériques.  L’ESILV recrute au niveau Baccalauréat et au niveau BAC+2 à travers les classes préparatoires.

 

Trophée excellencia : Selon vous, que peut apporter la féminisation des métiers et de l’entrepreneuriat au secteur du numérique ?

 

Nelly ROUYRES : Actuellement, seulement 21% des étudiants sont des jeunes filles, plus nombreuses à l’issue du recrutement BAC+2. C’est évidemment insuffisant d’autant plus que les entreprises sont à la recherche de profils de femmes ingénieures. Nous soutenons toute action permettant de mettre en valeur le métier d’ingénieur et de travailler en amont sur les orientations des jeunes filles en sensibilisant leur entourage, les parents et les professeurs. Nous les soutenons également via des marraines qui font savoir aux jeunes filles que les métiers d’ingénieurs leur sont largement ouverts. L’idée véhiculée du métier d’ingénieur est celle d’une personne isolée. Nous essayons d’avoir un discours qui met en avant le fait qu’un ingénieur travaille avec les autres et pour les autres et qui prône la diversité des composantes techniques et relationnelles du métier et ses divers champs d’activités tels que le Big Data ou encore les objets connectés par exemple. Les jeunes filles sont sensibles à ce discours. Les rôles modèles sont très importants. Nous rêvons d’une série TV où l’héroïne n’est ni avocate ni policière. Nous rêvons d’une héroïne ingénieure, un peu à l’image d’ « Ally McBeal » qui a dû certainement susciter des vocations en droit.

 

Trophée excellencia : Pourquoi vous investir dans le sujet des femmes du numérique ? Qu’est-ce qui vous a motivé dans le Trophée excellencia ?

 

Nelly ROUYRES : Nous voulons nous engager auprès du Trophée excellencia, qui est une bonne initiative, et de Syntec Numérique pour véhiculer un message auprès des jeunes filles. Et nous nous impliquons à travers ce trophée et d’autres actions menées pour faire découvrir les métiers passionnants d’ingénieures.

 

Trophée excellencia : Quelles sont les actions à mettre en œuvre pour favoriser la représentation des femmes dans les métiers du numérique ? Le Trophée excellencia en est-il un bon exemple ?

 

Nelly ROUYRES : Aujourd’hui les jeunes filles sont très connectées. L’ESILV, de par son implication dans Pasc@line, participe de façon spécifique à des actions sur les réseaux sociaux mais également sur le terrain pour réaliser un travail en amont auprès des lycéennes. En étant partenaire du Trophée excellencia, il s’agit pour nous d’un enjeu de communication à une échelle plus importante que celle de notre établissement et ceci afin de faire émerger des candidates potentielles.

 

Trophée excellencia : Et vous personnellement, pourquoi avoir décidé de faire partie du Jury ?

 

Nelly ROUYRES : Nous sommes plusieurs à à nous intéresser au thème de la femme ingénieure au sein du Groupe Léonard de Vinci. Ayant moi même une casquette de femme ingénieur puisque c’est un métier que j’ai exercé pendant des années, je suis sensible à la féminisation des métiers d’ingénieur. Cela aurait très bien pu être Anne-Marie Patard, la directrice marketing et communication du Groupe Léonard de Vinci ou Bérangère Branchet, notre enseignante référente qui suit le parcours et les projets des étudiantes.

 

Trophée excellencia : Que proposez-vous aux lauréates du Trophée ?

 

Nelly ROUYRES : Actuellement, les frais de scolarité à l’ESILV sur un cursus de cinq ans avoisinent les 35 000 €. Nous offrirons à une lauréate du Trophée excellencia une scolarité gratuite. Je lui conseille de prendre des responsabilités et de s’intéresser à toutes les activités de l’ESILV, qu’il s’agisse des conférences par exemple ou des départs à l’étranger en choisissant une destination différente qui lui permette une immersion dans un environnement stimulant. L’ESILV offrira l’encadrement nécessaire et soutiendra activement les projets des lauréates du Trophée excellencia.

 

Trophée excellencia : Merci pour votre engagement à nos côtés.